je l'ai peinte au cours de françoise
voici un pastel réalisé lors du cours de françoise,
je dois avouer qu'il donne mieux en vrai; la photo aurait pu être mieux
il m'a fallu du temps pour le réaliser sous les conseils de françoise; ça a été un travail intéressant;
il m'a pris du temps parce qu'il est grand (pour moi en tout cas); je crois que ses dimensions sont 50 cm x 70 cm
sophie
Pastel - cours Françoise
2006-2007
Balade - 50x70
bonjour
je viens de m'inscrire à votre communauté, c'est pourquoi je vous fais un petit coucou à tous;
je viendrai vous rendre une petite visite petit à petit et je vous présente mon blog ci-dessous;
je propose des textes, des dessins, et j'espère que vous les apprécierez;
je sais bien que je ne suis pas une experte loin de là, néanmoins mon but est que le visiteur prenne plaisir à sa lecture. J'écris simplement parce que je n'ai pas une grande technique
d'écriture; cependant je crois avoir de l'imagination.
Mes textes ont la plupart du temps un côté poétique (même dans la prose) ainsi que surréaliste.
Je dois avouer que j'aime beaucoup les histoires de science fiction en général (càd y compris fantasy, etc).
Je suis curieuse de découvrir les jeux que proposent la communauté petit fabrique d'écriture.
A bientôt.
sophie
Dans le train
Dans le train, lieu de rencontre, de jeu et de discussion, plusieurs groupes se retrouvent chaque jour au départ de la première gare.
Tôt le matin ils sont tous très dynamiques, la discussion est active. Cette "agitation" m’apparaît comme un mystère quand, le matin, mon état est très léthargique, les yeux collés, le cerveau en
panade, la bouche au mécanisme enrayé et la langue vissée au palais. Face à tous ces corps réveillés, mon admiration est toujours vive; réveillés pour raconter de manière animée les aléas de la
veille ou du week-end; réveillés pour élaborer des stratégies aux jeux de cartes. En somme, réveillés.
Je suis enveloppée d’une douce chaleur, les yeux clos et bercée par le bruit émis par les cahots du train sur les rails. Mon oreille à la fois languide et active réceptionne la cacophonie du matin dans le train.
D’un côté, le piaillement féminin. Assises derrière moi, quatre femmes discutent de leur journée. Elise, extravertie, Catherine, coquine, Vinciane, très calme et Mimi, la « mamie » du groupe.
Elise travaille dans une boîte de publicité dans lequel elle a rencontré son amoureux. Elle en est toute joyeuse et resplendissante. Sa tristesse d’antan a disparu à son contact. Catherine, elle, est secrétaire et mariée. Sous des apparences de calme s’apparentant parfois à de la froideur, elle cache un tempérament de feu. Apparemment, pour fêter leur deux années de mariage hier, elle a offert à son mari un cadeau qui valait le coup d’œil…. mais pour lui uniquement. … Rendez-vous coquin, quand tu nous tiens. … Vinciane se consacre à son travail pendant les heures du boulot. Dès qu’elle en sort, elle oublie tout et se rend régulièrement avec quelques amis férus de la même passion dans un bar karaoké où elle peut s’adonner avec délice au chant. Mimi, elle, prend plutôt plaisir à distribuer ses « conseils » à gauche et à droite plutôt que de penser à son propre plaisir. Elle ne pense qu’à conseiller de manière plutôt vive ses collègues de train ou à critiquer toute personne pouvant être sujette à sa diatribe. Espérons qu’elle trouve un jour le bonheur dans son cœur aigri par toutes ces mauvaises pensées.
Provenant de l’autre côté du couloir, à ma droite, arrivent à mon oreille tantôt des bruits sourds, tantôt des cris, tantôt des exclamations. En effet, une joyeuse partie de cartes s’y déroule, comme tous les matins.
D’en face me parvient un silence, parfois entrecoupé d’une petite respiration pouvant mener à un léger ronflement. Cette personne, un homme, dort appuyé contre la fenêtre dans une attitude, peut-être inconsciemment, hostile, bras croisés et bouche pendante donnant une apparence de mauvaise humeur. Il porte sur sa figure, sur ses traits ronchons une pancarte « attention, ne pas déranger, je mords ! ! ». Je l’imagine sur une pelouse d’une petite maison derrière laquelle se trouve une bien plus grande maison dans laquelle habite le propriétaire, le chien Bifidus. Ce dernier tout souriant, un mot aimable pour chaque personne rencontrée, possède un homme de garde, Hector. Celui-ci est assis sur un tabouret dans le jardin à l’avant, montant la garde juste sous le porche de sa petite maison quand son employeur, son maître n’est pas à demeure. … oh là là, je crois que je m’égare, ou que je m’endors.
Un bruit me réveille en sursaut. Une femme vient de s’asseoir sur le siège voisin en me bousculant. En effet, les trains servant ma ligne ne sont pas très confortables et favorisent les contacts physiques, les rapprochements pas toujours très agréables. Elle est chargée d’un landau et d’un petit bébé. Une petite fille gazouillante qu’elle prend dans ses bras. Elle lui donne le biberon que la petite ne terminera pas. Cette dernière a pour objectif de prendre tout objet sa portée, et en premier le biberon, en vue de le lancer le plus loin possible. Une future athlète apparemment, de javelot ou de poids…, et qui sait si bien faire porter ses cris quand elle veut se faire entendre. Dans l’oreille d’une personne qui se sent comme droguée et ayant la gueule de bois le matin, les tempes en prennent un coup.
Entretemps, le train continue. Par la fenêtre, les images défilent. Les arbres courent, les vaches immobiles avancent en dormant ou en nous regardant. Le paysage se meut.
Nous arrivons en gare. Le train est comme pris d’un sursaut subit provoquant le réveil de toute personne endormie ou légèrement assoupie. Les gens se lèvent et se bousculent avec le tangage du train à gauche et à droite. Le train s’arrête et nous, comme des athlètes, attendons avec impatience l’ouverture des portes pour nous élancer vers la victoire, euh… non que dis-je. Je suis encore légèrement endormie,…. pour nous élancer vers le métro… et commencer une nouvelle bataille.
Aller travailler peut en effet s’apparenter au parcours du combattant.
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48 - Mots Imposés
La seule contrainte ( mais en est-ce bien une ?) sera d'utiliser la totalité des 15 mots proposés dans l'ordre de la liste, c'est à dire en commençant avec "Sens" et en terminant avec
"cyniquement"..
Sens - vie - crise - testament - trivial - toxine - Bible - pleure - superflu - jouer - suivre - crier - venger - clairement –
cyniquement
Sens
À une époque, le sens de ma vie traversa une crise essentielle. Au cours du testament d’un parent apparut une rivalité triviale dont la raison s’est perdue dans le temps.
Cette toxine psychologique perdura et m’affaiblit.
Je cherchai une solution dans la Bible et ses préceptes qui, malheureusement, ne m’en apportèrent aucune.
Les pleurs sont vite apparus superflus, sans soulagement aucun.
J’ai tenté d’éclaircir mes jours, de jouer positivement la carte du bonheur total qui m’apparut être seulement de surface, de suivre les étapes d’un coach de vie, de crier tel un exutoire thérapeutique, de me venger ou tout le moins de n’en être qu’effleuré par l’idée.
Un jour, une lumière personnelle m’est apparue clairement. Cyniquement, j’ai contemplé, puis affronté les autres en pensées ; je les ai toisés, je leur ai assené des mots tels vautour, chacal, ignoble animal, infecte vermine, putride cloporte, nauséabond vermisseau, pour finalement leur tourner le dos.
J’ai décidé de les oublier, d’oublier l’enfermement de ce carcan décidé par autrui qui n’a aucun sens à mes yeux.
Tout simplement, je les ignore aujourd’hui. Mes journées sont devenues plus paisibles et plus joyeuses, telles que je me les imaginais et le désirais.
J’ai trouvé le sens à ma vie.
sophie
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