je me suis basée aussi sur l'idée de la photo pour l'écrire
Une ombre se dessine à la moitié de la grotte. Un homme.
A la vue du soleil toujours présent à l’extérieur, il s’exclame, enragé : " Je ne peux sortir me sustenter. Le soleil me nargue. "
Il sent sa faim se réveiller, s’allumer, s’imposer. " J’ai faim. " Malheureusement, il doit attendre que la nuit se lève. La nuit où il pourra chasser….
" Que ne puis-je sortir ! " s’exclame-t-il encore. " Aller de l’avant, traquer ma proie, ma victime. La choisir. La sentir. La cueillir et la faire attendrir par une onctueuse peur rejaillissant de tous les pores de sa peau. Son cœur commencera à battre. Battre. De plus en plus fort. S’accélérer. Le souffle court. Ses veines commenceront à jaillir, à pulser. Pulsation intense, extrême. Désir. L’odeur métallique, l’odeur du sang qui circule dans tout son corps pour arriver à la veine du cou, si attirante et si magnétique.
Par mon pouvoir, je l’attirerai près de moi et ma proie m’offrira son cou, tendre et fragile, auquel je boirai de toute ma soif, et de toute ma faim. "
A ces pensées, ses gencives commencent à se retrousser, sa bouche s’entrouvre et sa langue passe lentement le long de ses dents, courtes et longues. De la salive commence à passer entre celles-ci. Il entre dans une transe de soif dévorante.
Quand, soudainement, il sursaute, entrouvre les yeux laissant apparaître un regard intense, fixe qui se détend peu à peu.
Un sourire narquois, et guilleret en même temps, éclôt sur ses lèvres.
A un moment, il se détourne, pénètre à l’intérieur de l’obscurité la plus profonde de la grotte et s’enfonce de plus en plus à l’intérieur de celle-ci.
Etrangement, on l’entend alors chantonner lentement : " Une souris verte… "
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