suite du même genre
Ciel noir au matin
Et au retour du boulot
Venue de l'hiver
Ces herbes troublantes
Mes pensées embrumées
Univers étrange!
Envie pressante
A la dernière minute
Cabinet, j'accours
Esprit encrassé
Moments pressants, angoissants
Attente troublée
Matin, train bondé
En latence permanente,
Bruyant ou maussade.
Cerveau ralenti
Au réveil pensées brumeuses
Départ le matin
De grand matin, lui
le soleil éblouissant
porte la lumière.
Par la fenêtre
il surgit soudainement
avec bienveillance.
Avec impatience
je l'attends et je l'espère
le soleil joyeux.
voici d'autres que j'avais écrit précédemment
Ciel noir, nuage bas
Rafales de vent en suspens
L'orage menace
Mails perdus?
Mails en attente?
Jeux de yahoo.
Brouillard d'hiver
Cerveau dans le coton
Où suis-je?
Jeux de mots,
Jeux d'idiots,
Réflexion intense,
Jeux de maux,
Jeux de mains,
Pas très malins
Vie intense et trépidante
Rencontre avec les écueils
Fini le spectacle
Fin de journée
Fatigue naissante
Bonjour le lit
proposé par un site sur internet,
j'ai proposé les haikus qui suivent; ils devaient être consacrés au genre science fiction
Planète en vue.
Canons et lasers armés.
Equipage, à l'attaque!
Fuite dans l'espace
Navigation à l'aveugle
Attention, trou noir.
Matières premières
Atmosphère respirable
Colonisation
voici une série de poèmes genre haikus plutôt consacré à la vie quotidienne, et non au paysage comme le haiku traditionnel
Bruits, murmures, rires, sons
PC, imprimantes, foules, téléphones
Travail dans un paysager
Concentration difficile
alcool, vin, bières
plaisirs de la bonne chère
amusement éthylique
Amitié, amis,
Compagnie, rires fulgurants
bonne entente tous
Fatigue. Fatigue.
Léthargie, encore et encore.
Cerveau en sommeil.
Dur, dur ce matin.
Ze veux dormir.
Mais ze dois travailler.
pfffffzzzzzzzzzzz.................
Détente, loisirs,
Vacance, méditation,
Plaisir en tout genre.
Surmenage et ménage.
Travail et vie de famille.
Angoisse et stress.
Attente. Silence.
Fébrilité, espérance.
Attente. Déception.
la brume se lève,
les neurones s'agitent,
Esprit alerte
Mots en folie,
Toute imagination ouverte
Voici Mots de dames
ci-bas sur terre,
dodo, boulot, famille, amis
et repos éternel
toute une vie
La terre, en larmes,
Maintes vagues, éruption,
Révolte, et cris.
Mon ventre rouspète
Mes babines se retroussent
Midi arrive. Time!
Et voici mon dernier petit texte écrit dans imaginair, toujours sur le même thème; ce texte est très court.
Dans la pénombre de la chambre, sur le petit lit, deux corps déliés se touchent, se frôlent, s'explorent, s'ébattent, se lèchent, se griffent et s'endorment enfin,
épuisés et repus.
Au petit matin, le soleil y découvre deux petits corps régénérés, Catchounette et Minou, les deux petits chats de la maison.
par sophie
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aussi un autre de mes préférés d'imaginair
sur le même thème que le précédent
" Oui. ", criais-je. « Oui. Je descends chercher le vin. »
Je prends mon courage à deux mains et j’ouvre la porte de la cave tout doucement. Elle crisse en frottant sur le sol.
Un frisson me parcourt le dos.
Je me relance et d’un pas hésitant, j’emprunte l’escalier qui s’ouvre à moi. La bouche de l’enfer. Noir. Sombre. Même la lampe ne parvient pas à me rassurer. L’ampoule légèrement usée clignote de
manière répétitive et obsédante.
Ces sensations sont assez effrayantes. Je déteste y aller. Lorsque je l’explique à mon mari, il me prend pour une folle. Il ne se rend pas compte de ma frayeur.
Je pénètre enfin dans ce trou sombre qui m’engloutit, m’absorbe. Les marches me donnent le roulis, deviennent mouvantes, vivantes. Elles ondulent sous mes pas. Ma tête tourne et mon corps balance
de gauche à droite. Je m’accroche frénétiquement à la rampe.
Arrivée en bas, regard baissé, je pousse un grand soupir de soulagement. Je redresse mes épaules, je tends mon corps arc-bouté et je redresse la tête. Là, je me pétrifie.
Cet antre noir, sombre, « La bouche de l’enfer », m’attend.
J’ai l’impression d’être Indianette Jones, l’aventurière, avec une mission à remplir. Rapporter le trésor. Rapporter le vin. Appelez-moi Indi. Au plus fort de la tempête, je serai là. Contre vents
et marées. Rien ne me résistera.
Après ces encouragements prometteurs, j’avance de deux pas. Au fond de la cave, une mare d’eau stagnante commence à gonfler, à s’enfler et, par vagues, se rapproche avec fracas. Le vent siffle,
l’eau gicle et me traverse. Pantelante et tétanisée par cette vision, je reprends mon souffle un instant.
Quelques forces reprises, j’avance. Je sens la terre qui bouillonne, qui chauffe, qui se craquelle, qui veut se lever, s’élever, s’élancer. Ma tête tourne. Ma tension est à son comble et mon corps
en surchauffe. Une goutte de sueur roule sur mon front et crépite.
Je serre les poings et j’avance résolument jusqu’au centre de la pièce.
Là, je sais, je sens, je ressens des mouvements. A gauche. A droite. Au plafond. Par terre.
Je perçois un mouvement au plafond. Des « choses » commencent à suinter, à sauter, à tomber. Des vers. Des petits vers grouillants qui tombent et tressautent à la pelle. Sur moi. Sur mes cheveux,
mes épaules.
L’obscurité m’envahit l’esprit. La lassitude s’empare de mon corps. Je n’en peux plus. Je souffle. Souffle court. Epaules baissées. Dos voûté. Gouttes de sueur au front. Poings fermés. Pointes de
pieds recroquevillées.
Je n’en peux plus.
Mon corps explose. Réagit. Bouge. Il prend la première bouteille de vin à portée de main et retourne vers la délivrance. L’escalier, la porte, le pas-de-porte.
Porte refermée.
Bouche de l’enfer close.
Le soulagement envahit entièrement mon corps et mon esprit. Je m’assieds, je m’affaisse. Je souffle.
Finalement, reprenant contenance, je retourne au salon ma précieuse bouteille de vin à la main et la bouche en coeur.
par sophie
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Suite de la mise à jour, c'est un de mes préférés;
je me suis basée aussi sur l'idée de la photo pour l'écrire
Une ombre se dessine à la moitié de la grotte. Un homme.
A la vue du soleil toujours présent à l’extérieur, il s’exclame, enragé : " Je ne peux sortir me sustenter. Le soleil me nargue. "
Il sent sa faim se réveiller, s’allumer, s’imposer. " J’ai faim. " Malheureusement, il doit attendre que la nuit se lève. La nuit où il pourra chasser….
" Que ne puis-je sortir ! " s’exclame-t-il encore. " Aller de l’avant, traquer ma proie, ma victime. La choisir. La sentir. La cueillir et la faire attendrir par une onctueuse peur rejaillissant de
tous les pores de sa peau. Son cœur commencera à battre. Battre. De plus en plus fort. S’accélérer. Le souffle court. Ses veines commenceront à jaillir, à pulser. Pulsation intense, extrême. Désir.
L’odeur métallique, l’odeur du sang qui circule dans tout son corps pour arriver à la veine du cou, si attirante et si magnétique.
Par mon pouvoir, je l’attirerai près de moi et ma proie m’offrira son cou, tendre et fragile, auquel je boirai de toute ma soif, et de toute ma faim. "
A ces pensées, ses gencives commencent à se retrousser, sa bouche s’entrouvre et sa langue passe lentement le long de ses dents, courtes et longues. De la salive commence à passer entre celles-ci.
Il entre dans une transe de soif dévorante.
Quand, soudainement, il sursaute, entrouvre les yeux laissant apparaître un regard intense, fixe qui se détend peu à peu.
Un sourire narquois, et guilleret en même temps, éclôt sur ses lèvres.
A un moment, il se détourne, pénètre à l’intérieur de l’obscurité la plus profonde de la grotte et s’enfonce de plus en plus à l’intérieur de celle-ci.
Etrangement, on l’entend alors chantonner lentement : " Une souris verte… "
par sophie
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Voici la mise à jour des texte écrits précédemment dans l'atelier d'écriture Imaginair
La fragilité est une caractéristique de l’être humain atteint en lui-même en plein cœur, ce qui n’arrive pas quand ce dit coeur est gelé.
La fragilité offre des horizons, des visions non encore explorées. Elle épure l’environnement immédiat de l’être atteint. Tout élément extérieur indifférent au malheur de la fragilité s’évanouit
petit à petit de l’entourage du malade.
Le malheur peut arriver à tout endroit et à tout moment, pour toute raison, idiote ou importante.
Une conclusion s’impose : profiter du moment présent. Nous ne savons pas de quoi sera fait le lendemain.
Evidement, il faut aussi avoir les possibilités pour profiter du moment présent qui s’offre à soi.
A défaut, l’adaptation devient indispensable au bonheur quotidien.
Cependant, n’oublions pas. Si l’on est atteint par la fragilité, c’est que notre cœur est bien ouvert.
par sophie
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voici un texte sur le même thème écrit par après; je me suis surtout inspirée de la photo
Dans la clarté pâle du matin
Accompagné d’une rosée fraîche
Et sous un bosquet d’arbres
Regard d'un enfant,
regard de l'innocence
normalement.
Regard de lassitude,
de déjà-vu,
que plus rien ne surprend.
Aucune envie,
yeux vides et mornes,
qui nous étonnent,
nous effraient
de leur noire profondeur
et de la "non-innocence".
Aucun sourire à la commissure des lèvres,
aucune joie dans le visage
frais et pur de l’enfant.
Rien,
pas même un chaton,
un bonbon, un jouet,
n’arrive à l’illuminer.
Posture figée
sans attente
sans impatience.
Il est là tout simplement,
sans raison
et sans curiosité.
Solitude frappante.
Visage fermé,
regard vide,
froid intense
qui nous glace
instantanément
et nous tue en notre âme.
par sophie
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Voici une participation au thème 1 de l'atelier d'écriture imaginaire de quelques années. C'était mon premier texte.
Vous pouvez aussi le trouver sur le site d'imaginair (voir lien).
Les yeux bleux de l'enfant regardent dans le vide,
regardent le vide,
mais néanmoins le plein intérieur.
Il ne voit rien,
croit-on!
Lui,
il regarde,
contemple son monde
imaginaire.
Il entend la mélodie,
les notes qui s'écoulent lentement
dans le silence
le silence passé, perdu.
Le silence s'est remplit
de notes qui flottent dans les airs
et qu'il peut admirer
avec sa vision d'enfant.
Que voit-il?
A part lui, nul ne le saura,
il n'entend,
ni ne voit
le monde extérieur.
Il est resté dans sa bulle,
dans sa vision imaginaire.
par sophie
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