Elle reposa le téléphone...Les larmes emplirent ses yeux...Il n'y avait plus d'espoir.
Plus aucun. Tout était fini. Tout est fini. Terminé.
La douleur et la rancœur ont envahi son cœur meurtri par cet ignoble individu qui a rejeté le bonheur qu’elle lui proposait. La vie à deux, la main dans la main.
De rage, elle lance de lancinants « Pourquoi ? » tout en montrant le poing à ce papier peint qu’elle hait de toute son âme, elle qui l’a toujours adoré. Mais aujourd’hui, tout est noir et tout est détestable. Ces rideaux écoeurants, ce soleil empli d’un bonheur éclatant et dégoûtant, cette feuille blanche qui pose prudemment son regard tout penaud sans oser s’agiter.
Tout d’un coup, son énergie évaporée par cet énervement intense, elle est saisie par un abattement et une tristesse indéfinissables qui la meurtrissent au plus profond d’elle-même.
Alors qu’elle
se trouve toujours dans cet état face à une situation qui ne mène qu’à une impasse douloureuse, le temps s’éparpille et la soirée arrive.
Perdue, elle est assise à la fenêtre de sa chambre le regard porté au loin au-dessus de l’océan et s’imprègne de son calme éternel qui lui apportera jour après jour le soulagement dont elle a besoin.
Demain et les autres jours, son cœur oubliera petit à petit cette peine immense.
(modifié le 20.5.2008)
c'est ce que les mots m'ont évoqué lorsque je m'en suis bien imprégnée avec le début du texte.